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PRESSE ERDMANN
3000------------------------------------------------------------------------
Le saxophoniste Daniel Erdmann est un
battant qui déploie une activité féroce en France
et en Allemagne (ce n´est pas pour rien qu´outre-Rhin son
patronyme signifie "laboureur"), participant à une quinzaine de
projets, notamment l´apocalyptique power trio Das kapital (avec
hasse Poulsen et Edward Perraud) et Berlin Calling, un sextette
composé de deux génerations de jeunes musiciens
berlinois. Dans le groupe Erdmann 3000, qui s´inscrit dans une
mouvance de jazz contemporain originial et ouvert à
d´autres musiques d´aujourd´hui, il fait
équipe avec le guitariste Frank Möbus (créateur du
groupe culte outre-Rhin Der Rote Bereich) et une rythmique solide et
versatile. Loin du schéma traditionel
thème/variations/re-thème, contruit au pas à pas
dans les interstices des compositions (ou plutôt: des formes),
qu´ils explorent à la maniere d´un work in progress,
en ralentissant ou en pressant le flux au gré des humeurs, les
faisant vivre et les épanouissant de l´intérieur.
Complexe et accessible, sans prétention excessive mais
ambitieuse, leur musique raffinée et bigarée cultive
l´économie des notes qui prennent ainsitout leur poids,
privilégiant les silences et les respirations pour provoquer une
tension percptible à chaque instant. Invité sur deux
morceaux, Yves Robert est au plus près de la mèlodie et
de la retenue. Il est membre par ailleurs du quintette Erdmann 3000
French Connection associant Möbus, jean-Philippe Morel et Edward
Perraud, que l´on ne devrait pas manquer d´applaudir
prochainement de ce côté-ci du Rhin.
Gérard Rouy, Jazz Magazine Mai 2007
Babtisé Erdmann 2000 à sa création en 1999, ce
quartette a été créé par deux figures clef
du jeune jazz allemand- le saxophoniste Daniel Erdmann et le guitariste
Frank Möbus. Rejoint sur quelques plages par Yves Robert, il
s´inscrit assurément avec ce nouveau dique parmi les
formations les plus intéressantes de la scène
européene actuelle. Influencé par certains options
formalistes dela scène downtown new-yorkaise (compositions "a
tiroirs" fondées sur l´impair et la rupure, contance
d´une pulsation séche et savamment
déstructurée), le groupe s´emancipe de cette
référence un rien pesante en développant une
esthétique du contournement et du contrôle de flux et
tensions s´inscrivant pour une grande part dans le prolongement
de la poétique elliptique du trio Motian/Frisell/Lovano. Dans la
facon de faire s´entremêler avec sensualité et une
grande viruosité contrapuntique les chants du saxophone et de la
guitare sur une rythmique volontiers abstraite et
choréographique, dans le souci de ne jamais dissocier rythmes et
timbres, lyrisme et structure, beaucoup de rigeur et de
sensibilité mêlées qui augurent d´un avenir
définitivement prometteur.
Stéphane Ollivier, Jazzman Mai 2007
Déjà encouragé dans sa démarche,
émancipé du "jazz à l'américaine", Daniel
Erdmann saxophoniste ténor et compositeur de 34 ans sort avec
ses 3 compagnons de jeu un deuxième album sur le label Enja (le
3ème de leur collaboration) : supermicrogravity.
Frank Möbus, guitariste du groupe Der Rote Bereich, Johanes
Fink, contrebassiste et le batteur John Schröder, lui aussi membre
de Der Rote Bereich, tour à tour solistes et orchestrateurs des
incroyables soli de Daniel Erdmann, délivrent tous les quatre
une musique variée qui nous promène à un rythme
effréné ou à celui propice à la
contemplation, tout ça à leur manière. Et ici tout
sonne juste, l'équilibre ne se rompt jamais... La
présence d'Yves Robert, invité à jouer sur 2
titres, est d'ailleurs un signe de la singularité de la musique
de ces quatre musiciens allemands qui comptent déjà
beaucoup pour la scène internationale...
Igor Juget, sextant magazine 04/2007
25. Mai 2007, Neue Zürcher Zeitung
Irrlichter im Interplay
ubs. Ob im fiebrig-zittrigen Rubato, ob im polyrhythmisch
verschachtelten Groove - die rhythmische Begleitung bahnt dem
Tenorsaxophonisten Daniel Erdmann zumeist nur verschlungene,
verschlaufte Pfade durch die Zeit. Auf «Supermicrogravity»,
dem neuen Album des Projekts Erdmann 3000, sorgt Jonathan Fink am
Kontrabass mit reduziertem, pünktlichem Spiel zwar dafür,
dass die Orientierung nicht verloren geht. Frank Möbus an der
Gitarre aber und John Schröder am Schlagzeug - beide kennt man vom
originellen Berliner Trio Der Rote Bereich - scheinen sich, bald
irrwitzig, bald manisch überdreht, zu skizzenhaft mehrdeutigen
Aktionen anzustacheln. So generieren sie nicht ein künstlerisch
spannendes Klima von Freiheit und Unsicherheit. Als Zuhörer
goutiert man dies zunächst mit konzentrierter Miene und alerten
Nerven. Allmählich bringt einem Erdmann diese irrlichternde Musik
dann bald dank lakonischer Leichtigkeit der improvisierten Linien, bald
mit der klanglichen Schwere seiner melancholischen Sounds näher
ans Gemüt. Der Star ist hier allerdings das Ensemble:
Bemerkenswert, wie sich die einzelnen Stimmen, die in zwei Stücken
ergänzt werden durch die Posaune von Yves Robert, empathisch
durchdringen im sperrigen Geflecht. Deshalb wohl wirken die
Übergänge zwischen Arrangement und Improvisation oft
fliessend.
Erdmann 3000 "Supermicrogravity"
Jazz – freies Spiel gegen die Schwerkraft gängiger Schubladen
(CD; Enja)
Der Tenorist Daniel Erdmann hat hier eine ziemlich geniale Truppe um
sich geschart: Frank Möbus (g, u.a. Der Rote Bereich) koloriert
auf den Spuren von John Scofield und Johannes Fink (b), John
Schröder (dr) sowie die Gastposaune von Yves Robert (Stück #4
und #6) spielen mit und gegen die Schwerkraft gängiger
Jazz-Schubladen an. Erdmann 3000 will sich stante pede frei entfalten
und willige Hörer in durch gemeinsame Improvisation erschlossenes
Neuland mitentführen..
Wer unvorhersehbare Kadenzen zum Gehörgangputzen liebt,
bitteschön! [bs: @@@]
der schallplattenmann sagt (24.09.2007)
Erdmann 3000
Supermicrogravity
[ENJA Records]
Né en 1999, le quartet du saxophoniste allemand, Daniel Erdmann
3000, revient pour un troisième album chez Enja dans la
lignée des deux précédents, pour une musique
toujours plus sensuelle, créative et libre. S’imposant
actuellement comme l’un des solistes les plus inventifs sur les
scènes européennes (le quartet a donné près
d’une centaine de concerts en Allemagne, en France, en Autriche, en
Hollande, au Portugal…), Erdmann est un véritable
concentré d’énergie, accessible à un large public
aux confluences du free jazz, du funk et des musiques
improvisées. Non loin des artifices d’écriture en tous
genres développés par son confrère Frank
Möbus Der Rote Bereich, il réinvente un langage musical
riche dont l’écriture contemporaine est pleine de nuances, de
légèreté mais aussi de retenue, incitant à
une écoute toujours plus attentive. Les quatre musiciens
s’adjoignent pour l’occasion l’inimitable Yves Robert sur deux titres
où le phrasé du trombone rappelle son très bel In
Touch (ECM). Un album plein de surprises et de tournures inattendues,
une musique excessivement inventive, raffinée et détendue.
citizenjazz.com
Ja, sie sind ein eingespieltes Team. Hießen auch schon
mal Erdmann 2000. Aber das war noch im alten Jahrzehnt. Damals hatten
Daniel Erdmann, Frank Möbus, Johannes Fink und John Schröder
der Band ein Programm verpasst, vom dem sie, die Freigeister der
anarchischen Dekonstruktion, bis heute kein Jota abgerückt sind.
Erdmann 3000 - "Supermicrogravity"
Die zersetzende Wirkung ihres feinsinnigen Humors ist
allgegenwärtig. Da hauen sie "0,004 Prozent" rein und wollen dann
trotz "Hitzeschaden" "Wieder Freunde sein". Nein, das ist nicht Jazz
mit vordergründigem Spaßfaktor. Voller Lust am Spiel
trampeln die Erdmänner auf den Oberflächlichkeiten unserer
Zeit und deren Ästhetikkanon herum, zerpflücken und zerlegen
mit einer Leichtigkeit, dass die Gesetze der Schwerkraft Lügen
gestraft werden. Dabei berauschen sich die Akteure nicht an der eigenen
Virtuosität, sondern stehen mit knitzer Ironie dem eigenen
Schaffen gegenüber. Aber auch mit einem Schuss Melancholie. Lange,
ineinander verzahnte Melodielinien, die immer wieder unterschiedlichen
Tonalitäten folgen, haben ihre Wurzeln nicht zu letzt auch bei
Lennie Tristano oder Ornette Coleman.
Daniel Erdmann ist ein profunder Kenner der Geschichte des
Tenorsaxofons, der souverän Versatzstücke und Zitate aus der
Jazztradition verwendet. Mit seinen mäandrierenden Gitarrenlinien
ist Frank Möbus längst einer der originellsten Vertreter
seines Instruments. Sein Spiel ist unaufdringlich und doch von einer
waghalsigen Präsenz. John Schröder, Schlagzeug, ist der
dynamische Motor der Band, ein quirliger Wirbelwind, dem nichts
lästiger zu sein scheint, als ein zu starrer Beat. Solide
verankert wird das Geschehen vom Bassisten Johannes Fink.
Mit ihrem Spiel mit musikalischen Formen, voller Überraschungen
und unvorhersehbarer Wendungen, brechen Erdmann 3000 in gewohnte
Wahrnehmungsmuster ein und mischen diese gewaltig auf.Herbert Federsel,
Jazzdimensions
Erdmann 3000, de groep rondom de jonge Duitse saxofonist
Daniel Erdmann, werd tijdens het afgelopen North Sea Jazz door velen
gezien als een van de leukste acts die het festival te bieden had.
Vreemd is dat niet; het kwartet bedient zich van bizarre thema’s
gedompeld in snelle melodie- en tempowisselingen en sluit op voorhand
geen enkel genre uit.Bovendien blijft de muziek te allen tijde
toegankelijk en speelt ook humor geen onbelangrijke rol. Op
‘Supermicrogravity’ treffen we vooral subtiel opgebouwde, sferische en
soms complexe muzikale landschappen aan. De tenor van Erdmann en de
gitaar van Frank Möbus kruisen in halsbrekende thema’s de degens,
voortgestuwd of tot rust gemaand door drummer John Schröder. Door
de speelse benadering en de lyrische opbouw van de thema’s overkoepelt
de spanningsboog de nummers tot een geheel waardoor de muziek van begin
tot eind boeiend blijft.De unieke gitarist Frank Möbus en drummer
John Schröder zijn de kernfiguren van de eveneens in de Berlijnse
improscène wortelende groep Der Rote Bereich en bepalen dan ook
voor een groot gedeelte het geluid van Erdmann 3000. Het krachtige
tenorgeluid van Erdmann die op een soepele en creatieve, maar soms ook
op dromerige wijze ageert en reageert op de vrolijk complexe
grooves van het duo, maken van ‘Supermicrogravity’ een bijzonder
smaakvol album. Komend weekeinde is Erdmann 3000 driemaal te
zien in Nederland!
jazzenzo.nl
Dois-je encore vous dire ici combien j'apprécie ce
quartet
? Très bien, je vais m'y employer une nouvelle fois.
J'ai eu le privilège de pouvoir écouter le tout
nouvel album d'Erdmann 3000 un petit peu avant qu'il ne soit disponible
à la vente. Et quand il le sera, ne vous gênez pas pour
vous servir. Je rappelle quelques petits éléments pour
ceux qui n'ont pas la chance de connaître ces musiciens : ce
quartet réuni Daniel Erdmann (saxophone ténor), Frank
Möbus (guitare), Johannes Fink (contrebasse) et John Schröder
(batterie).
Lorsque l'on connaît Daniel Erdmann et Frank Möbus
tant dans leur façon de jouer que d'être, la filiation
semble au final très naturelle. Ils appartiennent à une
même famille de pensée. Et je crois lire entre les lignes
de ce disque que le discours qui y est tenu prend véritablement
un sens majeur, que ce disque n'est pas quelconque dans la discographie
du saxophoniste allemand. Les deux premiers disques avaient
attiré attention et intérêt, mais
"Supermicrogravity" est peut être plus attendu que les autres. Et
Daniel Erdmann affirme ses propos et son projet avec force et
certitude.
Tout d'abord, il assume totalement. Il assume la musique au sens
large du terme. Capable de jouer note pour note les chorus de Sonny
Rollins ou d'autres, il avance très librement parmi les
références et les citations. Il n'est pas question de
tout casser ou de parodier. Il assume aussi la représentation de
ces jeunes musiciens de la scène berlinoise qui mènent
leur démarche passionnante sans complexes, malheureusement moins
"valorisés" que n'importe quel chien avec un chapeau pourvu
qu'il soit originaire de la scène downtown de Brooklyn (que nous
aimons par ailleurs beaucoup).
Ensuite, l'esthétisme de cette musique et de
l'écriture me passionne. Comme dans l'album
précédent, l'économie de notes donne au discours,
une consistance très intéressante, ce travail de
simplicité entraîne une tension incroyable dans cette
musique. Les silences prennent une importance décisive.
Cela pose la question tellement classique mais tellement
importante du cadre et du hors cadre. Daniel Erdmann ne centre pas
uniquement son travail sur ce que l'on veut bien voir, pardon
écouter. Les silences et les tensions interrogent le hors champ.
Cette musique est toute aussi passionnante par ce qu'elle nous donne
à entendre que par ce qu'elle ne nous montre pas. Et comme il
est rassurant d'entendre des musiciens qui ne jouent pas "pour faire de
la musique".
C'est un très bel album qui est indispensable si vous
voulez vous tenir au courant de ce qu'est la musique vivante du moment.
Et je suis curieux de savoir comment tout cela va évoluer.
Jean Delestrade, Macao Magazine 03/2007
Kreative Bereicherung der
zeitgenössischen Musikszene
Ordnung im Chaos: eigenwilliges
Jazz-Konzert mit " Erdmann 3000" im Schwandorfer Künstlerhaus
Schwandorf. "Erdmann 3000 - Musik aus
der Zukunft" war der Abend im Oberpfälzer Künstlerhaus
umschrieben, wer unter dem Arbeitstitel "Jazz in der Villa" allerdings
munter dahinswingende Mainstreamklänge erwartete, war falsch
beraten. Schon ein Blick auf die Namen der Interpreten zeigte, wohin
die Reise ging: Frank Möbus und John Schröder sind der Kern
der Gruppe "Der Rote Bereich", und sie prägen auch den Sound von
Erdmann 3000. Tenorsaxofonist und Namensgeber der Gruppe, Daniel
Erdmann, ist aus den Formationen von Gerhard Ullmann ein Begriff. Vor
sieben Jahren gründete er die Gruppe unter dem damaligen Namen
"Erdmann 2000", und diese langjährige Partnerschaft in
unveränderter Besetzung schlägt sich auch in der Musik
nieder. Traumwandlerisch geht man aufeinander ein, agiert und reagiert,
und jeder findet seinen Platz im musikalischen Spektrum: Das Chaos wird
strukturiert und arrangiert. Dabei werden halsbrecherische Themen von
Gitarre und Saxofon oft unisono in atemberaubendem Tempo intoniert,
Einsätze und Akzente kommen präzise und locker. Alle
Kompositionen stammen von den Musikern selbst und reichen vom
ohrenbetäubenden Powerplay bis zu abstrakten Klangcollagen und
zarten Klanggebilden. Frank Möbus entlockt seiner Gitarre unter
Zuhilfenahme von einem ganzen Arsenal elektronischer Soundgeräte
mal unwirklich- sphärische Klänge, dann wieder erdig rockende
Riffs. Seine eigenwilligen Intervalle und rhythmisch vertrackten
Improvisationen verleihen ihm einen unverkennbaren eigenständigen
Sound mit hohem Wiedererkennungswert.Auf den unverstärkten,
natürlichen Klang seines Instruments setzt Daniel Erdmann. Mal
klingt das Tenorsax samtig einschmeichelnd, mal rau und bissig, dann
wieder durchdringen grelle Überblaseffekte den Saal, oder dem
Mundstück werden ungewöhnliche Geräusche entlockt.
Kontrabassist Johannes Fink bevorzugt den natürlichen Klang seines
Instruments in den tiefen Lagen, wobei er mit Bogen und Flageolettspiel
das Spektrum erweitert. Schlagzeuger John Schröder ist ein Meister
seines Faches. Er kann sich zurücknehmen und mit sparsamsten
Mitteln effektvolle Akzente setzen, er kann seine Stöcke aber auch
hart und kraftvoll einsetzen.Die Kompositionen haben ironische und
schrullige Namen und werden mit abstrusem Humor angekündigt.
Fiktive Diskussionen über den Aufbau eines Stückes oder
über ein misslungenes Abendessen nehmen fast valentineske
Züge an. Das Publikum hat seinen Spaß und akzeptiert die
nicht immer leicht verdauliche Kost: Vielleicht nicht unbedingt die
Musik der Zukunft, aber doch eine kreative und eigenwillige
Bereicherung der zeitgenössischen Musikszene.
oberpfalznetz 07.10.2006
Anarchistischer Humor
Gestrichener Bass, gefauchtes Sax,
aggressive Kakophonie, viele lose Enden und dann: ein Volksgemurmel auf
offener Bühne. Frank Möbus legt seine Gitarre zur Seite,
plaudert gestenreich mit Kollege John Schröder. Mission
erfüllt. Daniel Erdmanns knisterndes Mini-Drama mit dem, Achtung
wir leben in Zeiten der Ironie, nur beinahe staatstragenden Titel
Deutsche Familie , ist geschafft.Die Baustelle Familie bleibt
Baustelle, daran ändern auch ein paar seltsame Berliner Jazzer der
Formation Erdmann 3000 nichts. Selbstredend geht der musikalische
Diskurs im Jazzclub Cave 61 Heilbronn weiter, wenn s denn sein muss
über zwei wunderbar schräge Sets, die Hirn und Bauch
gleichermaßen ansprechen. Auch die Authentischen Unterröcke
und das Schicksal der Froststarren Möwen wollen verhandelt sein.
Erdmann 3000, das Nachfolgeprojekt von, man errät es nicht, genau,
Erdmann 2000, macht da weiter, wo andere avantgardistische Jazzprojekte
die jazzpolizeiliche Grenze des kommerziell Vertretbaren
vermuten.Klangcollagen, wilde Kollektivimprovisationen, appetitliche,
ja, anregende Jazzfragmente, die, nach dem Motto Zuckerbrot und
Peitsche, wild dazwischengestreut werden: Erdmann 3000 bietet Kost
für jene aufgeschlossene Randgruppe der Grenzgänger, die mit
einem Fuß in der Neuen Musik stehen. Mit an Bord sind
übrigens, ein Blick auf die Besetzung verrät mehr als jede
noch so wortmächtige Selbstauskunft, neben Saxofonist Daniel
Erdmann und Kontrabassist Johannes Fink, zwei Drittel des viel
gerühmten Roten Bereich: Anarchistischer Humor setzt sich durch.
Die Stimme Heilbronn, 21.11.2005
ERDMANN 3000, il quartetto fondato
nel 1999 dal sassofonista Daniel Erdmann (allora col nome ERDMANN
2000), presenta il suo terzo cd “Supermicrogravity”. Confermata la
formazione storica con Frank Möbus alla chitarra, Johannes Fink al
basso, John Schröder alla batteria e naturalmente Daniel Erdmann
al sax tenore. Ad essi si aggiunge il trombonista Yves Robert che, con
il suo suono ricco e profondo, contribuisce ad arricchire il fascino di
questo disco. Un disco dal titolo enigmatico ed evocativo che indaga
coraggiosamente le nuove forme del jazz contemporaneo, non tanto
attraverso l’uso di strumenti non tradizionali, quanto attraverso
l’innovazione delle strutture armoniche e ritmiche. Un modo originale
di interpretare la costruzione di brani ed improvvisazioni che conduce
alla creazione di uno stile nuovo e riconoscibile che caratterizza
questo gruppo. In particolare Erdmann, attraverso un suono accattivante
e coinvolgente e delle improvvisazioni ricche di frasi concise e
frammentate, sembra voler ricreare nell’ascoltatore un senso di
indeterminatezza e sospensione che caratterizza tutto l’album. Che sia
questa la misteriosa supermicrogravità?
audiophilesound.it
Der 32-jährige Saxofonist Daniel
Erdmann, mit seiner Band Erdmann 3000 einer der herausragenden Acts
beim German Jazz Meeting, zog mit seiner Familie vor vier Jahren nach
Paris, ist aber weiterhin regelmäßig in Berlin präsent.
Gerade aus der Distanz der Seine-Metropole erscheint ihm Berlin als
künstlerfreundliche Stadt. Es sei leicht, dort als Künstler
zu leben, die Mieten billig, die Clubs willig - da mit Jazz auch
andernorts kein Geld zu verdienen sei, könne man sich in Berlin
konzentrierter kreativen Experimenten widmen. Seine Musik klingt
komplex, frei und sehr flexibel, und anders im Fluss auch als die sehr
strukturorientierten Stücke von Der Rote Bereich, der sich
ebenfalls dem international besetzten Auditorium vorstellte. Titel wie
1-05-1/2, durchaus nicht untypisch für Berliner Bands, verhalten
sich ähnlich abstrakt wie die Musik selbst.
Christian Broecking, Frankfurter
Rundschau 29.03.2006
Die Familie - eine Improvisation Von
Andreas Gebhardt
Kassel. Die deutsche Familie, das ist
keine Idylle, das ist ungeordnetes Gewusel, der Versuch Strukturen und
Regeln zu finden, um Ordnung ins Chaos zu bringen. Familienleben ist
eine einzige kollektive Improvisation, bisweilen nervtötend laut,
aber immer auch lustig, aufregend und spannend. "Die deutsche Familie",
so hieß der Opener von Erdmann 3000, dem Quartett um den
Saxofonisten Daniel Erdmann mit Frank Möbus an der Gitarre,
Johannes Fink am Bass und John Schröder an den Drums.Die
Stücke auf den beiden Erdmann-CDs sind maximal sechs Minuten lang,
vorgestern im Kulturzentrum Schlachthof schaffte es die Formation
mühelos, dreißig Minuten am Stück mit ungeheurer
Vitalität bei nicht nachlassender Spannung zu improvisieren. Das
war nicht nur Hörgenuss, sondern auch Augenschmaus, wie ja guter
Jazz immer auch was fürs Auge ist.Unablässige Bewegung auf
der Bühne: Schröder sitzt entweder kerzengerade oder beugt
sich wie ein Geier über das Schlagzeug und trommelt ausladend.
Erdmann wippt, wiegt und krümmt sich, Möbus, der
übrigens auch bei "Der rote Bereich" spielt, tänzelt
unablässig mit den Füßen auf den Pedalen herum, und
Fink streicht mit Furor den Bass. Sie dehnen und splitten Töne bis
sie fast stillstehen oder komprimieren Harmonien bis zur Eruption, sie
zerteilen Rhythmen, lassen sie gegeneinander laufen und sich kreuzen -
aber ganz plötzlich beginnt es einfach zu swingen! Es ist ein
ständiges Pulsieren und Flirren, verblüffend locker und
zupackend, perfekt natürlich, aber niemals abgeklärt, denn
überall steckt ein Schuss ironisierender Humor darin.
HNA Kultur, 18.11.2005
Experimentell und schräg wurde es
danach bei Erdmann 3000, die die hohen Erwartungen erfüllten. In
Maßen anarchischer Humor durchzog die Musik - wuselige Rhythmen
trafen auf markant federnde; expressives Gewinsel freien Improvisierens
auf komplexes, pikant versetztes Miteinander. Perfekt, wie jeder seine
dezidierte Note pflegte und sich dennoch konstruktiv in den dichten,
organischen Gruppensound einbrachte. Ein Leckerbissen."
Saarbrücker Zeitung, 26.11.05
Ja, ja, ja und ja!!!!
die zeit online 12.12.2005
Manche nennen sich "Space Something"
oder "Intergallactic Maiden Ballet". Der Leader hier ist einfach ein
Erdling mit dem treffenden Namen Erdmann, Vorname Daniel. Titel und
Besetzung lassen eine ziemlich abgespacete Musik erwarten - immerhin
sind die Roten-Bereichs-Leiter Frank Möbus und John Schröder
an Gitarre und Schlagzeug mit von der Partie. Doch der Tenorsaxofonist
und Frontmann ist fest im Humus der modernen Jazztradition verwurzelt,
auch wenn die Musik immer wieder lustvoll durch die aktuell
hauptstädtisch angesagten Gassen rennt, und folgt dabei einem
inneren Kompass der von Tim Bernes Caos Totale eingenordet wurde.
Explodierende Free-Bop-Passagen können ungebrochen in
Edelpunk-Funk übergehen und dann straight auf dem Punkt
implodieren, die Rollenschemata sind aufgebrochen, spitzbübisch
lässt sich jetzt mit ihnen jonglieren. Der Kontrabass freut sich,
denn dieses Konzept sieht vor, dass er auch ausführlich gestrichen
werden darf. Johannes Fink tut das mit großer Lust und
Meisterschaft. Immer wieder aber fasziniert der Leader, der weit weg
von Coltrane'scher Spiritualität duftig und leicht den Ansatz
eines Joe Henderson aus dem Geiste eines Marty Ehrlich und eben eines
Tim Berne zu einem spannenden Personalstil weiterentwickelt. Frank
Möbus weiß genau, auf wen er sich da einlässt, und
klingt mitunter erstaunlich klassisch konziliant, gewissermaßen
neu vererdet, und so lässt man sich gerne von der Welt des E3K
begrüßen.
Thomas Fitterling, Rondomagazin 7.5.2005
Il me semble que cela doit être
dans l'air du temps. Je veux parler de cette frénésie qui
poussent le monde médiatique à établir à
tour de bras des classements : classement de la plus belle femme du
monde, classement des plus grands joueurs de foot de l'histoire, de la
plus belle gamelles des bêtisiers. Il est vrai que ce concept est
déclinable à l'infini, jusqu'au jour où nous en
arriverons au classement des 100 plus beaux radiateurs de
Charente-Maritime.Si je vous parle de tout cela, c'est parce que je
lisais récemment dans un hebdomadaire que l'Aisne est le
département où il fait le moins bon vivre en France :
pour établir ce nouveau classement, les journalistes prennent en
compte les infrastructures hospitalières, le prix de
l'immobilier, les jours d'ensoleillement et bien d'autres choses
encore.Ceci m'amène à faire deux remarques : il est
proprement scandaleux que les jours de soleil et la température
moyenne soient des éléments de jugement. On ne me ferra
jamais croire qu'un bled où il fait 35° toute l'année
est le paradis. Pour ma part, je ne supporte pas la chaleur et rien ne
me plaît plus qu'un ciel lourd et chargé avec un vent
fort. Voilà, c'est dit, et c'est une première
chose.Ensuite, si ce classement prenait en compte le nombre de jazzmen
multiplié par un coefficient de talent, il est à parier
que l'Aisne quitterait définitivement cette
imméritée dernière place-En effet, non loin de
Château-Thierry réside un jeune saxophoniste d'une
trentaine d'année : Daniel Erdmann. D'origine allemande, il est
installé ici depuis quelques années. Ce choix de vie est
surprenant quand on sait que Berlin est au moment où je vous
parle une des scènes les plus réputée et
inventive, notamment par l'apport de musiciens scandinaves plus enclins
à fréquenter la capitale allemande que celle
française. Daniel Erdmann est le leader d'un quartet qui
s'appelle Erdmann 3000 et qui est composé de musiciens
allemands. Parmi eux le guitariste Franck Möbus, grand
défricheur de terres improvisées et génial
économe dans son expressivité. Le jeune saxophoniste
allemand est lui d'une étonnante maturité dans son jeu,
dans le son qu'il tire de son instrument et dans ses compositions. Cela
vient peut-être du fait qu'il fait parti de ces musiciens qui ne
donnent pas dans le spectaculaire et l'esbroufe, qui ne mettent pas des
notes un peu partout pour cacher la forêt. Au contraire, Daniel
Erdmann est de ces saxophonistes durs à cuire (comme l'a
été Sonny Rollins en son temps) dont le travail s'inscrit
dans le temps. D'ailleurs, Erdmann signifie "laboureur" en allemand, il
n'y a pas de hasard. De la maturité dans le jeu donc, et tout
comme son collègue Möbus, la science de l'économie
des notes, de ne choisir que les meilleures. Les respirations que cette
économie impliquent, entraînent alors une tension
incroyable dans l'attente de la note suivante, les silences se tendent
de perspectives d'une densité rare.Alors oui, j'aime beaucoup ce
musicien, son univers et sa personnalité. Et je guette le
moindre mouvement de son nouveau projet, "Erdman 3000 French
Connection" qui associe Franck Möbus, Yves Robert, Jean-Philippe
Morel et Edward Perraud. Jean Delestrade (Macao fevrier 2006)
Musik aus der Zukunft: Erdmann3000
Unter den jungen Wilden der Berliner
Jazzszene ist Saxophonist Daniel Erdmann einer der verwegensten
Grenzstürmer. Mit seinem Quartett Erdmann3000, das sich locker dem
vertrackt- lyrischen Neo-Bop der New Yorker Schule verpflichtet
fühlt, beschreitet der 31-Jährige mal sphärische Weiten,
mal die expressiv-pulsierende Enge der Stadt. Auf „Welcome to E3K“
werden wieder Melodien herausgeschleudert, rockig überformt,
rhythmisch zerhäckselt. tagespiegel 13.02.05
ERDMANN 3000:Musik als
Überraschungsei
Taubenbach.Mit dem Engagement des
Jazz-Quartetts "Erdmann 3000"im raum für Musik in Zoglau bei
taubenbach ist es den veranstaltern zum wiederholten Mal gelungen
Musiker von internationalem Renommee auf Land zu holen. Das berliner
Ensemble, 1999 unter dem Namen "erdmann 2000" von dem saxophonisten
Daniel erdmann gegründet, betritt das bereits 29. Konzert im
"schönsten Konzertraum zwischen München und Wien". Neben
Erdmann (Jg73) am tenorsaxophon spielten Frank Möbus an der
elektrischen Gitarre, Johannes Fink am Kontrabass sowie John
schröder am Schlagzeug. gespielt wurden eigene kompositionen von
Erdmann, die sozusagen die zweite Phase der musikalischen Arbeit des
Ensembles darstellen: im Namen "Erdmann 3000" wird auf die
Aktualität der Gruppe hingewiesen. Im Januar 2004 ist ihre zweite
CD bei Enja Records erschienen. Der Jazzleader erdmannhat brereits mit
zahlreichen wichtigen Musikern gespieltund war auf Konzerttourneen in
der ganzen Welt unterwegs. Seinen mal durchkomponierten , mal bewusst
fragmentarisch belassenen Kompositionen liegen die unterschiedlichsten
Musikstile zu Grunde. Erverbindet, ohne alles wörtlich zu nehmen,
Einflüsse aus dem Jazz mit Neuer Musik. Eine stilistische
Einordung ist somit weder sinnvoll noch möglich. Es ist eine Musik
voller Überraschungen, Brüchen Stimmungswechsel, wobei alle
Musiker "Hauptrollen" spielen. Bis auf ein längeres
Kontrabass-Solo gab es keine "Einzelgänge". Meditatives, ruhiges
Spiel mit minimalistischen Tonfolgen, Balladen wechslten sich mit ab
mit wild-expressiven Stücken (wie "die deutsche familie")Dr. Petra
Noll, Passauer Neue Presse 28.10.2004
PRESSE
STRALAU------------------------------------------------------------
Für Stralau (CS 032) kam es zu
einer Begegnung von BERTRAND DENZLER am Tenorsax, AXEL DÖRNER an
Trompete & Computer, DANIEL ERDMANN an Bariton- & Sopranosax,
MICHAEL GRIENER an den Drums und GÜNTER MÜLLER mit seinem
Arsenal aus Ipod, Minidisc, Selected Percussion & Electronics.
Während die Namen Müller, Denzler und Dörner
regelmäßig in den Spalten von BA auftauchen, musste ich bei
Griener etwas nachdenken, bis mir sein Gastspiel auf dem No Idea
Festival (-> BA 46) einfiel. Die Flötistin Sabine Vogel, die
ihn bei diesem USA-Trip begleitete, ist auch in den Quartetten
BenNemsiOro und Schwimmer an seiner Seite zu finden. Daneben ist
Grieners Perkussion auch fester Bestandteil von Rolf Sundmanns Club der
Visionäre, auf dessen Agenda Soundtracks für Stummfilme und
Hörspiele stehen. Der 1973 in Wolfsburg geborene Erdmann
andererseits spielt sein Saxophon in den Quartetten Erdmann 3000 und
Günter Adler oder in Eric Schaefer‘s Demontage und Michael Thiekes
Dok Wallach. Über Thieke und Schwimmer war so bereits ein Kontakt
nach Lisabon geknüpft. Selbst bei einem Tentett aus Bläsern
und Perkussionisten würde ich im Kontext von Creative Sources kein
Gerumpel & Getröte in XL erwarten. Die Frage ist daher bei
diesem Quintett nicht wie, allenfalls wie zart sie ihr gemeinsames
Gespinst aus feinen Geräuschfäden weben. Die auf dem Cover
abgebildeten Deckenlampen bringen eine Lichtmetaphorik ins Spiel, die
Imagination von elektrostatischem Knistern und kaum hörbarem
Rauschen. Alle fünf operieren virtuos mit den Nanotechniken der
Beinahestille, die passagenweise fast drückend im Raum lastet,
während die Ohren zu Radioteleskopen mutieren. Es gibt viele
Schulen, dies hier ist eine Schule der Aufmerksamkeit, der Sorgsamkeit
nicht für den Hörsinn allein. Die elektroakustischen
Mikroraum- & Zeitverschiebungen sind eine synästhetischer
Flirt mit allen Sinnen, um das kaum Hörbare zu riechen, das
Unsichtbare zu greifen. Rigobert Dittmann (Bad Alchemy)
[…] One person more is on the disc by
Bertrand Denzler (tenor saxophone), Axel Dörner (trumpet,
computer), Daniel Erdmann (baritone and soprano saxophone), Michael
Griener (drums) and Günter Müller (ipod, minidisc, selected
percussion, electronics). These five persons move along silent lines in
their music […]. Quite regular modern improvisation. […] Frans de Waard
(Vital)
Recorded in 2003 at Stralau 68 (Berlin),
this 54-minute single-track cd is a remarkable recording of an
improvised session by Bertrand Denzler (tenor saxophone), Axel
Dörner (trumpet, computer), Daniel Erdmann (baritone and soprano
saxophones), Michael Griener (drums) and Günter Müller (ipod,
md, selected percussions, electronics). As austere as the cover photos,
"Stralau" gradually shifts from the initial low-end blows to more
frantic passages of screeching reeds and metallic percussions, then
settles, in the second half, to a nebula of crackling electronics. I
guess no major editing has occurred, so let's say this was a
particularly tight and inspired performance, where all musicians did
know how to self-distribute their own spaces. As with many recordings
of Müller's, the electronic element adds a sort of spiderweb
cohesiveness even to the most rarefied moments. Eugenio Maggi (Chain
DLK)
Slightly confusing nomenclature here,
since the machine read-out claims this called The Miracle Centre and A
Course in Miracles and gives the single, 54 minute track as “You Are
The Power”, none of which appears on the scanty, but beautifully
designed sleeve. They are miracle workers, these five, conjuring long
drones, whispery haunted house noises and horn blares out of saxophones
(Bertrand Denzler and Daniel Erdmann), trumpet (Axel Dörner),
drums (Michael Griener) and Günter Müller’s psychic
researcher’s kit of iPod, minidisc, percussion and electronics. If the
performance title is kosher, it’s well chosen. This is music that
throws considerable responsibility back to the listener. Make what you
will of these haunted sounds, they shapeshift and reform with each
fresh playing. Sometimes the horns sound lost and mournful, other times
quietly affirmative; at others again, they simply disappear into
Müller’s sweet fog of effects. One of the freshest sounds of the
season and definitely a keeper. Brian Morton (The Wire)
There is a fascinating sense of
restrained disorder in certain sections of Stralau where every
component of the sound struggles for disengagement, yet all of these
potential forms of freedom are somehow coerced into a single
oscillation of powerful clusters that are even more oppressive than the
silent reproaches of heartless guardians. The musicians do what's in
their possibility to subvert the status quo, finding new contact points
in imaginary intercourses where spiritual fusion remains just a dream,
shattered by the radiations of a futureless claustrophoby; no source
remains recognizable, as winds and electronic activities try restoring
a communication link with an unlikely ground control whose windows are
shut up since years. After many uncomfortable moments, an almost
unpregnable silence is broken by the slow breathing of someone entering
the room with measuring instruments: suddenly the low frequency blob
stands and walks again, restoring the monstrous order of massive
vibrational dominions where no chance of seeing even the faintest light
is allowed. In its obscure questioning, this is one of those
improvisations deserving repeated listening to fully appreciate its
message; it's also the darkest sounding Creative Sources release.
Massimo Ricci (Touching Extremes)
Stralau (Creative Sources 032) is a long
improvisation is credited to tenor saxophonist Bertrand Denzler,
trumpeter Axel Dörner, baritone and soprano saxophonist Daniel
Erdmann, drummer Michael Griener, and the ubiquitous Günter
Müller (on iPod, md, selected percussion, and electronics). It’s
music that confronts two challenges head-on: first, the long form
improvisational course, and second, the use of basically conventional
instrumentation in such spare, non-idiomatic playing. Griener is
something of a wild card here, as his subtle rattlings and
reverberations link up with Müller to provide a continually
adapting bed of sound. In this kind of context it’s very, very
difficult to adapt wind instruments (saxophones in particular, I think)
to music which aims to avoid conventional gestures and expressions.
These players, especially Denzler and the masterful Dörner, pull
it off quite well. It’s not as if they really want to efface
themselves, but rather to dissolve conventional boundaries. For while
you hear a sudden thwack or scrape, a jagged blast of feedback or horn
howl, what really compels is the overall sense of merging. True, that
could be said of many recordings. Stralau, however, has a kind of
fractiousness or an edge to it that lifts it above the dreamily
commonplace. Jason Bivins (Dusted Magazine)
Arès l’écoute de Metz sur
le même label, je suis un peu curieux du résultat de cette
rencontre. Un rassemblement helvético-berlinois dans lequel
prédominant les sdons électroniques de Günter
Müller durant un long morceau de concert de 54 minutes et 11
secondes. Stralau 68 est un lieu de Berlin où le percussionniste
Michael Griener a réalisé l’enregistrement. On devine
à peine ses interventions dans l’ensemble ultra collectif, tout
comme les anches de Daniel Erdmann et de Bertrand Denzler et la
trompette d’Axel Dörner. Ce dernier double au computer. Outre ses
selected percussions et electronics, Müller est
crédité à l’ipod et au md. Ou serait ce md.
selected percussions? Toutes mes excuses, chers lecteurs, mais comme
j’aime un certain mystère de temps en temps, je laisse la
question ouverte. Ouverture comme cette musique dans laquelle flottent
des petits coups de vents dans les tubes qu’on a du mal à
attribuer à l’un ou à l’autre.
Comme je l’ai déjà
expliqué dans l’article paru sur le label Creative Sources, vous
pouvez metre le son au volume 4 ou 5 voire plus et vous serez
récompensés par les infimes details sonores de cette
musique aussi volontaire et collective qu’accidentelle. Un
réseau de matières en suspension où se dessinent
les traces du geste du musicien et que vient troubler une montée
électrique soudaine. […] Un moment sonore à
apprécier de toute façon selon vos inclinaisons
personnelles. Jean-Michel van Schouwburg (Improjazz)
Creative Sources er for tiden ikke bare
et av de mest produktive plateselskapene der ute – med om lag 20
utgivelser så langt i år, og enda 10 flere på vei –
men også et av de musikalsk sett mest utfordrende. Blant alle de
sjenerøse forsendelsene med CS-utgivelser jeg har mottatt fra
labelbestyrer Ernesto Rodrigues, er det kun et fåtall som ikke
på en eller annen måte har noe vesentlig å formidle.
Selvsagt er det enkelte produksjoner som skiller seg ut, står
frem med spesifikke kvaliteter og tydelig identitet. Til disse
hører både ”Istmo” og ”Dining Room Music” (se nedenfor),
og ikke minst ”Stralau”, en plate som ved første gjennomlytting
kanskje kan virke uunselig, men som etter hvert, med sin riktignok
nokså lavmælte, men ualminnelig raffinerte og presise
diskurs, fremstår som en potensiell klassiker. Bertrand Denzler
(saksofon), Axel Dörner (trompet, computer), Daniel Erdmann
(saksofoner), Michael Griener (trommer) og Günter Müller
(ipod, minidisc, perkusjon, elektronikk) utgjør kvartetten hvis
meddelser fungerer som en effektiv påminnelse om at det nye og
ugjorte ikke er det eneste etterstrebelsesverdige; både når
det gjelder konstruksjonen eller formen, og materialene, det vil si
lydene og deres fravær, følger ”Stralau” oppkjørte
løyper. Etter en hovedsakelig episodisk og abrupt formulert
innledning med gurglende saksofoner og støtvise utslipp av
elektronisk veske og røyk, blir innleggene gradvis lengre og
strukturen mer lineær. Frem til om lag midtveis er intensiteten
varierende, uten at musikken mister fokus; i perioder med vekslende
varighet holdes den i stødig bevegelse av en i bakgrunnen
diskret plassert pulsator. Så, i det 26. minutt, er det som om
noen fjerner lokket på en trykkoker; et nesten magisk
øyeblikk der den oppsamlede energien slippes løs og
forener lydene, ikke i kaos, men kontrollert fremoverrettet flukt.
Hendelsen kan til dels fungere som portal til platens andre del, som i
kontrast til denne resolutte inngangen, i all hovedsak er et forum for
detaljert drøfting av stillhetens vesen. Først henimot
avslutningen drives lydene igjen mot en høyere grad av
synkronisert progresjon. ”Stralau” bruker tid på sine
formuleringer – uten å bli omstendelig, derfor er det
avgjørende at lytteren har tålmodighet i møte med
den. Bare slik unngår man å gå glipp av dens delikate
hemmeligheter. Noen vil kanskje hevde at den elektro-akustiske
improvisasjonen som sådan fordrer spesielle lytteregenskaper, med
nettopp tålmodighet blant de mest elementære. Det forholder
seg likevel slik at også innenfor denne sjangeren er det noen
utgivelser som skjuler og gjemmer på mer andre. ”Stralau” er
definitivt årets esoteriske høydepunkt. Frank Messel
(Disquieting Duck)
PRESSE DESSERT
TIME---------------------------------------------------------------------
German, Daniel Erdmann, on tenor sax and
Estonian guitarist, Jaak Sooaar, together create a very European sound,
expertly navigating a selection of short, precise and intricate pieces,
packed with disjointed, almost unmusical figures that are,
nevertheless, given substance by dint of being played in perfect
unison. It creates a curious aural picture of a clockwork child locked
in a xylophone factory at night, while at other times it sounds like
Anthony Braxton jamming with the Magic Band's Zoot Horn Rollo.Above
all, it's a good-natured, humorous recitation, enhanced by some
first-class playing: Sooaar's electric guitar is uncluttered, clean and
precise, while Erdmann makes his horn work hard, often taking advantage
of the space within the compositions to ascend to a kind of fluttering,
toneless, windy sound, like a metal bird flapping its wings.'
(allaboutjazz.com 11.05.05)
Klar, viele Alben mit instrumentalen
Dialogen sind bereits auf dem Markt. Und doch gelingt es Daniel Erdmann
und Jaak Sooäär mit "Dessert Time" nicht einfach ein weiteres
Mal Altbekanntes und Vertrautes vorzulegen. Ihr Geheimrezept? Sie
lassen einfach ihrer Phantasie freien Lauf...Und Phantasie haben sie –
wobei auch kulturelles Erbe in Gestalt skandinavischer und
europäischer Klassik angezapft wird. Die Tracks auf diesem Album
tragen Titel wie "Aase´s Death" und "Anitra´s Dance" oder
auch "In A Russian Style", was auf Grieg bzw. Bartok zurückgeht.
Dementsprechend finden sich Bezüge zu "Peer Gynt und anderen
Geschichten" (so der Untertitel), aber auch das eigene Material wirkt
mit Titeln wie "You look like a horse" oder "Hygge" nicht weniger
bunt...Fünfzig Minuten lang verwöhnen die beiden
Protagonisten Erdmann (sax) und Sooäär (g) den Hörer mit
Soundminiaturen und Klangexperimenten. Es macht Spaß, hier
zuzuhören und auf Themen wie "In the Hall of the Mountain King"
(Grieg) mal einen anderen Blickwinkel zu erhaschen. Und auch technisch
haben die Jungs es drauf!Carina Prange, Jazzdimensions
Jaak Sooäär (E-Gitarre) aus
Tallinn (Estland) und Daniel Erdmann (Saxophon) aus Berlin bewiesen
beeindruckende Fingerfertigkeit sowie grosses Ausdrucksvermögen.'
(Ostsee Zeitung 09.06.03)
One of the most splendid moments
of the concert was the expressive and odd dialogue between the German
tenor saxophonist Daniel Erdmann and Estonian guitar player Jaak
Sooäär.'
(Berlingske Tidende (big Danish daily,
20.07.99) about European Youth Jazz Orhestra?s concert at Copenhagen
Jazzhouse)
'This evening was marked by
creativity in the relaxed atmosphere. The two musicians had brought
compositions which fit very well with their sound and temperament.
Notably well worked unison lines which slowly developed into freer
forms without getting lost in disorder.'(Berlingske Tidende, 29.11.00)
'Erdmannin ja Sooäärin
musikillinen ammattitaito on niin vahvaa, että he ovat onnistuneet
tekemään Peer Gyntistä jazzillisia sovituksia, jotka
mukailevat vanhan orkesterisovituksen sävyjä, kuulostamatta
kuitenkaan väkinäiseltä. Vikkelät unisonot kuuluvat
sovitusten nautittaviin yksityiskohtiin.' (Finnish jazz monthly
JazzRytmit, 2/2005)
'Saksofon kõlab ekspressiivselt,
kitarr kohati rohke elektroonilise vürtsi kastmes. Vaimukad on
'Peer Gynti' seaded.' (Sirp, 29.10.04)
'Siin kuuleb t?elist
seiklusjazzi-saxi-elektrikitarri mõtterännakud ekslevad
kusagil freejazzi tabamatul eikellegimaal. Muusika neile, keda huvitab
veidi otsingulisem eksperimentaalne vaim.' (Eesti P?evaleht, 18.12.04)
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